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        <title>Yann Anzil - euthanasie</title>
        <description>Contributions pour une biologie éthique et vulgarisée</description>
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        <lastBuildDate>Sun, 16 Mar 2008 18:52:20 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Euthanasie : que déduire du cas de Chantal Sébire ?</title>
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                <author>noreply@ (yannanzil)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 15 Mar 2008 02:13:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Chantal Sébire (52 ans) est atteinte d'une tumeur incurable. Elle demande à la justice le droit d'être &quot;euthanasiée&quot; par son médecin.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le député Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie actuellement en vigueur - affirmant l'obligation de soulager la douleur, le droit du patient à refuser des traitements, le principe du non-acharnement thérapeutique et interdit le geste ultime de la mort délibérément donnée - estime que la demande de suicide assisté de Chantal Sébire &quot;n'entre pas dans le cadre de la loi&quot; et que &quot;le suicide est une liberté, pas un droit revendiqué&quot;.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Rappelons d'ailleurs à quel point il est difficile de faire une loi juste et parfaitement incontestable au sujet de l'euthanasie. En effet, la volonté des êtres humains est changeante et, au fond, qu'est-ce qu'un consentement libre et éclairé quand la volonté est déterminée en partie par la maladie (pas forcément bien connue d'ailleurs, du moins dans ses possibilités d'évolution et l'avenir de ses traitements) ? Est-il également possible de retirer tout intérêt personnel dans l'acte d'euthanasie (question de l'héritage notamment, si l'acte est pratiqué ou réclamé par un tiers issu de la famille) ? Les flous sont aussi grands qu'avant et les contestations plus que jamais du possible. Or, une loi se doit d'être claire, éclairante ; la portée normative la renforçant aussi.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Du reste, le rôle des médecins est de soigner les patients, pas de leur donner la mort. Une dépénalisation ou une légalisation de l'euthanasie mettrait à plat leur mission première sans qu'ils y soient tous favorables. Pourquoi ne pas se suicider soi-même ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Ce cas est d'autant plus troublant que la mise légale sous coma artificiel ferait mourir Chantal Sébire sous 15 jours/1 mois sans douleur, acte qu'elle refuse.&lt;/b&gt; Pourquoi réclamer un droit de mourir par euthanasie active et en même temps refuser cette solution-là ? Pour faire progresser le débat sur l'euthanasie répond-elle. Pardonnez-moi, mais ça pue la manipulation ou le contre-sens à plein nez. Cette femme réclame une chose d'hors-et-déjà à sa disposition dans ce cas : un acte médical la menant à la mort. Ce n'est pas sans rappeler l'instrumentalisation qu'il y avait eu autour du cas Humbert... Les associations - notamment l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) - s'engouffrent dans ces cas et s'essaient à quelques manipulations d'opinion pour parvenir à leurs fins, voilà ce que je conclus de la théâtralisation du cas Sébire !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Euthanasie : un procès au coeur du débat en Allemagne</title>
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                <author>noreply@ (yannanzil)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 28 Feb 2008 15:41:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#61718A&quot;&gt;&lt;b&gt;Allemagne: ouverture du procès d'un médecin accusé de la mort de huit patients&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;HANOVRE, Allemagne (AP) -- Le procès d'une femme médecin allemande accusée d'avoir tué huit malades du cancer avec des surdoses de morphine s'est ouvert jeudi à Hanovre.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mechthild Bach, 58 ans, est accusée d'avoir administré des doses illicites à des patients entre 2002 et 2003. Elle a refusé de s'exprimer à l'ouverture de l'audience, mais avait nié les faits dans une interview accordée précédemment à un journal.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Plusieurs de ses anciens patients ont manifesté devant le tribunal, demandant que les charges contre le médecin soient levées.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mme Bach avait été privée de sa licence l'autorisant à exercer la médecine en 2004 après l'ouverture d'une enquête sur la mort de 76 de ses patients. Elle avait exercé pendant 20 ans à la clinique Paracelsus près d'Hanovre. AP&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;(Info relayée par Free)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce procès réamorce le débat à propos de l'euthanasie active.&lt;br /&gt; En France, aujourd'hui, seule l'&lt;b&gt;euthanasie passive&lt;/b&gt; est autorisée.&amp;nbsp; L'euthanasie passive est définie comme l'arrêt des traitements de réanimation, ou celui du traitement de la maladie fatale, à partir du moment où l'on est convaincu que le cas est désespéré - afin d'éviter notamment l'acharnement thérapeutique. Seuls les soins palliatifs sont alors administrés au patient en fin de vie, afin de lui éviter un maximum de souffrance. L'&lt;b&gt;euthanasie active&lt;/b&gt; suppose quant à elle le geste d'un tiers qui administre à un mourant une substance létale - qui induit la mort - ou la lui fournit ou encore le tue par tous moyens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est donc bien d'euthanasie active dont est suspectée le Dr Bach. Sans parler du cas spécifique de cette affaire (et ce d'autant plus que le verdict n'est pas tombé - ne doutons pas d'ailleurs qu'un enchainement de recours en appel va suivre), nous pouvons nous demander si cet acte pourrait être légitime, et surtout au nom de quoi il le serait.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En vertu du consentement libre et éclairé du patient ? Ce prérecquis obligatoire me semble plus que naïf. Comment une personne troublée par la maladie peut-elle émettre un consentement parfaitement libre et éclairé, au sens le plus juridique du terme ? Les contestations pourraient être sans fin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au nom d'une immuable volonté du patient ? C'est un contre-sens. La volonté est par essence changeante. Ne voit-on pas d'ailleurs un nombre croissant d'australiens et australiennes, qui alors qu'ils avaient signé un bizarrement nommé &quot;contrat de vie&quot; censé orchestrer les modalités de leur fin de vie par euthanasie active, dire à leur médecin, suite à leur réveil à l'issu d'un coma, &quot;j'espère que vous n'avez pas trouvé mon contrat de vie&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et une euthanasie active administrée par qui ? Un médecin ? C'est contraire à son devoir de soigner. Ou celui-là même qui parfois reconnaitra plus tard qu'il regrette son geste, pour des raisons médicales ou éthiques ? Un proche parent ? Celui-la même qui pourrait en tirer quelques bénéfices financiers ?&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le nombre d'incertitudes et de flous - autant de portes ouvertes à des contestations en tout genre auprès de tribunaux, à des dérapages incontrôlés et des morts dûes à une volonté éphémère - me semble trop grand pour instituer un droit de donner la mort. L'euthanasie passive apparait être le compromis parfait entre le droit à disposer de son corps dont le patient fait l'objet et la rationnalité judiciaire, sans même parler d'une éventuelle éthique ou morale.&lt;/p&gt; 
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